30.06.2006

Paiement par empreinte digitale : levez les doigts

La société BioPay LLC propose son terminal biométrique chez les commerçants : Une chaîne de 110 supermarchés a déjà signé. Le paiement prend 14 secondes contre 3 fois plus pour une carte de crédit. Au-delà de la sécurité, l’autre avantage de cette solution pour les commerçants est le prix : 15 cts par transaction quel que soit le montant…

Source : lebloggadget.com

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Après le car-jacking, le home-jacking, voici venir le "body-jacking" où on vous privera d'une partie de votre corps pour être encore mieux dépouillé ensuite. Pour une société qui se veut plus sécuritaire, en plus de l'atteinte à la vie privée, notre propre corps est menacé. Si une carte de crédit volée peut être annulée, qu'en est-il d'une empreinte digitale.
Aie, mes pauvres petits doigts.

Se dire "oui" par Internet

Les habitants de Genk qui désirent se marier, ne doivent plus nécessairement se rendre à leur maison communale. Ils peuvent désormais obtenir leur déclaration de mariage via un guichet électronique.
La déclaration de mariage électronique, une première en la matière en Belgique, est une initiative de Vincent Van Quickenborne, secrétaire d'Etat à la Simplification administrative. Munis de leur carte d'identité électronique, les futurs époux peuvent via le site www.huwelijk.iloket.be faire transférer automatiquement les actes nécessaires d'une commune à l'autre. Ils devront toutefois toujours se rendre à leur maison communale pour la signature de l'acte de déclaration de mariage après que les documents aient été rassemblés.

Genk avait déjà innové en matière de guichet électronique, en lançant un site pour l'enregistrement des naissances à l'hôpital.

eID pour les mineurs

Les enfants de moins de 12 ans auront désormais leur carte d'identité électronique (eID): la Kid@Card.

Le numéro de Child Focus sera apposé sur la carte et sept autres numéros de téléphone pourront être insérés. Elle ressemble en tous points à celle de l'adulte sauf qu'elle ne comporte pas de signature électronique.

La Kid@Card est testée depuis quelques mois dans cinq communes dont Houthalen et Bornem. D'ici la fin de l'année, cette eID devrait être distribuée dans toute la Belgique. Ce projet a pour but principal de renforcer la sécurité des enfants.

(Source: Belga)

29.05.2006

Les Japonais adorent la biométrie

Depuis plusieurs semaines, sont diffusés sur les télévisions japonaises des spots publicitaires de l'une des plus importantes banques nippones, Bank of Tokyo Mitsubishi, qui vantent auprès du grand public la sécurité de ses nouveaux distributeurs de billets.

Argument : ces derniers sont équipés d'un système d'authentification biométrique "très sûr" faisant appel à la reconnaissance du réseau vasculaire de la main.



Loin de faire peur aux clients, cette solution, qui consiste à simplement éclairer la main avec des diodes pour faire apparaître l'image de veines avant de la capter, est au contraire plébiscitée.

Selon une enquête effectuée par Bank of Tokyo Mitsubishi dans huit de ses agences de Tokyo auprès de 1.000 personnes, 90% d'entre elles ont soutenu cette technique.

La banque a simultanément mis en circulation de nouvelles cartes de retrait équipées d'une puce sur laquelle est enregistrée sous forme cryptée une image des veines de la main de son propriétaire.

"Lors d'une transaction, le client approche la main d'un lecteur lié au distributeur qui scanne, sans contact, son réseau vasculaire. La puce effectue la comparaison entre les données obtenues à cet instant et celles qui ont été pré-enregistrées avant d'autoriser ou non l'opération", explique un porte-parole de la banque.

"Le schéma du réseau vasculaire de la main est propre à chaque individu et invariable au cours du temps", explique-t-on chez Fujitsu, un des fournisseurs de ce type de technologie aux côtés d'Hitachi.



Source : JournalduNet

28.05.2006

Une puce RFID dans une dent

Des scientifiques de l'Université de Louvain travaillent d'arrache-pied pour démontrer les différentes possibilités qu'offrent les puces d'identification par radiofréquences (RFID). Ainsi que l'évoque le site The Guardian, ces chercheurs se spécialisent dans la dent creuse : leur surface de travail se situe dans la bouche, profitant des vastes possibilités qu'offre la dentition humaine. En plaçant une puce par RFID dans les tréfonds d'une dent, ils estiment qu'il s'agit là d'un moyen idéal pour identifier les corps lors de catastrophe naturelle (tsunami), ou d'attaque terroriste par exemple. « Vous mettez une carte d'indenté dans votre poche, nous dans une dent » explique Patrick Thevissen.

La dent, de par sa longévité naturelle et sa solidité, est l'endroit stratégique pour loger une petite puce RFID grosse comme un tout petit grain de riz. Le Dr Thevissen prévoit ainsi d'inscrire sur la puce le nom, la nationalité, le numéro d'identification nationale, etc. bref, toutes ces données utiles pour pister et identifier au mieux une personne dans des conditions extrêmes. Des tests de haute pression, de haute température (jusqu'à 450 degrés) ont été effectués pour mesurer la résistance des dents « RFIDisées » avec succès. Présenté lors du dernier American Academy of Forensic Sciences à Seattle, le système est un dérivé des tags injectés habituellement dans les animaux, à des fins d'identification. Les prochains travaux vont œuvrer sur l'isolation toujours plus forte de la puce RFID afin de l'insensibiliser aux problèmes d'expansion et de contraction provoquées par le chaud-froid de l'alimentation.

Source : http://www.pcinpact.com/actu/news/27776-Tags-une-puce-RFID-dans-une-dent.htm

Avant la biométrie

Avant de commencer à étudier l’industrie de la biométrie, je m’étais arrêtée à l’industrie de l’armement en Belgique (FN Herstal). Là aussi, il y a de quoi halluciner mais les photos et articles ont eu vite fait de me déprimer. Je me sens personnellement plus concernée par une possible intrusion dans ma vie privée via la biométrie que par une super mitraillette ou un Winchester.

Citation Giorgio Agamben

« Aujourd’ui, une société se profile où on se propose d’appliquer à tout les citoyens des dispositifs qui étaient jusque là desitnés au seuls délinquants. Selon un projet qui est déjà en voie de réalisation, le rapport normal de l’Etat à ce que Rousseau appelait les « membres du souverain » sera la biométrie, c’est à dire le soupçon généralisé.(…)Or cela est d’autant plus inquiétant que les pays européens, après avoir imposé le contrôle biométrique aux immigrants, s’apprêtent à l’imposer à tous les citoyens. Les raisons de sécurité invoquées en faveur de ces pratiques odieuses ne sont pas convaincantes, car si elles peuvent contribuer à empêcher la récidive, elles sont bien sûr inutiles pour prévenir un premier délit ou un acte de terrorisme. En revanche, elles sont parfaitement efficaces pour le contrôle massif des individus. »

Remarque anodine

Suite à ces quelques notes, on remarquera que les systèmes de surveillance électronique et biométrique sont d’abord testées sur des groupes de populations qui ont peu de possibilités de se défendre ou de réagir : les personnes âgées, les prisonniers, les enfants,…Dites-moi si je me trompe…

Reconnaissance biométrique des ondes cérébrales

D'après un article de Wired, des chercheurs canadiens travaillent sur une nouvelle sorte de biométrie. Au lieu de contrôler le scan de l'iris ou une empreinte digitale, cette nouvelle forme de biométrie pourrait reconnaître les ondes cérébrales (sic) !

Partant du constat que les impulsions électriques mesurables sur l'activité cérébrale varient d'un humain à l'autre, des chercheurs de l'université de Carleton à Ottawa, au Canada, travaillent sur un lecteur capable d'identifier une personne grâce à ses pensées.

Selon Wired, lorsque l'on pense, même si c'est à la même chose, les ondes émises par le cerveau ne sont pas les mêmes d'une personne à l'autre. Cette différence, même si elle est minime, pourrait être suffisante pour identifier un individu. Ainsi, il suffirait de penser pour être identifié.

Certains chercheurs restent très sceptiques sur la possibilité de mettre au point un lecteur capable d'identifier les ondes cérébrales pertinentes. En outre, il se pourrait qu'une même personne n'émette plus les mêmes signaux cérébraux en pensant au même objet après quelques années. "La manière dont nous nous souvenons des choses évolue", explique Lakhshmi Sandhana, journaliste à Wired.


(Atelier Groupe BNP Paribas - 02/05/2006)

25.05.2006

24 heures chrono en un mois

Si j’en crois mon entourage qui s’est mangé la série 24 heures chrono en un week-end ou expérimentalement en 24 heures avec un rapport au temps réel très approximatif, je pense avoir battu un record en ayant visionné la saison 1(en location) en un peu plus d’un mois. Je n’ai pas vraiment l’habitude de voir ce genre de séries et je dois avouer que c’est plutôt convaincant. Cependant, le traitement misogyne soupçonné tout au long de la première saison, se confirme malheureusement lors des 20 dernières minutes. Je n’en dis pas plus pour ceux qui n’auraient pas encore eu l’occasion de le voir. En tout cas, ça change du stress des examens.

Des bornes biométriques dans les cantines de lycées

Vaste mouvement d'opposition à l’installation d’une borne biométrique au sein de la cantine scolaire de l’établissement publique Maurice Ravel (Paris). L’apparition de la biométrie (reconnaissance du contour de la main pour accéder à la cantine scolaire, dans ce cas) n’est pas nouvelle. Hier, un concert de soutien avait lieu en solidarité avec trois personnes condamnées (3 mois avec sursis, 10 500 euros d’amende) pour avoir détruit deux bornes biométriques au sein de l’établissement scolaire de la vallée de Chevreuse, le 17 novembre dernier. Au lycée professionnel privé de la coiffure (15/17 rue des fillettes 75018) une borne est aussi installée depuis cette année. Alors qu’à Ravel une première tentative avait été mise en échec pour cause d’absence d’autorisation de la CNIL (pourtant quelques collégiens s’étaient déjà vu « empreinter » leurs contours de main, sans réaction des parents jusqu’à présent), maintenant tous les établissements scolaires le peuvent (autorisation unique de la CNIL : Délibération n°2006-103 du 27 avril 2006).

Pour plus d'infos sur la biométrisation des collégiens, consultez : http://paris.indymedia.org

Pour plus d'infos sur l'encadrement de certains dispositifs biométriques par la CNIL, consultez :
http://www.cnil.fr/index.php?id=2019&news[uid]=349&cHash=01b1d0a219

Google Alert

Pour réaliser ce blog, j’ai créé une Alerte Google sur le sujet de la biométrie. Les réponses renvoyées furent pertinentes, l’alerte m’a permis de suivre l’actualité dans le domaine et de récolter quelques infos bien « gratinou », (comme dirait Carlotta), et ce malgré la redondance de certaines informations. Le travail à télécharger se veut un rapport de recherche sur l’industrie de la biométrie en Belgique et une synthèse des techniques, des applications et des questions liées à ce phénomène émergent. Si le sujet provoque un certain ramdam en France, notamment à propos de l’introduction de la carte d’identité électronique INES et des bornes biométriques dans les cantines de lycées, j’ai l’impression que la Belgique impose discrètement ces nouvelles technologies sans aucune consultation populaire. (cfr le référendum sur l'Europe). Dites-moi si je me trompe…

23.05.2006

A méditer

"La sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles. Il faut donc faire accepter par la population les technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance et les contrôles." (extrait du "Livre bleu" du GIXEL).

Industrie biométrique en Belgique

La Belgique n'est pas en reste en matière de solutions biométriques. Nous l'avons vu, un centre d'excellence européen sur le sujet vient d'être créé à Bruxelles, faisant d'elle la plaque tournante européenne des technologies biométriques. La Belgique est également la première à avoir introduit la carte d'identité électronique nationale, il est prévu que tous les citoyens belges en soient équipés d'ici fin 2008; à ce jour, on dénombre 2 millions et demi de ces cartes en circulation. Le gouvernement planche encore sur "la mesure biométrique" à introduire dans la carte afin de solidifier les systèmes d'identification et d'authentification. Il est fort probable qu'il opte pour l'empreinte digitale, mesure fiable, pas trop coûteuse et bien acceptée du public. Il n'est pas exclu cependant que l'on fasse appel à la reconnaissance de l'iris ou faciale.

Je n'ai pas spécialement envie de promouvoir les sociétés qui se reconnaissent tous "leader mondial ou européen" en matière de solutions biométriques. Vous trouverez cependant une liste des groupes industriels qui sévissent dans les technologies biométriques en Belgique dans le travail "Biométrie et identité électronique : choisir entre sécurité et vie privée" joint au blog.

Une bibliothèque biométrique

Nous ne serons pas surpris d'apprendre que le Japon est le premier pays à introduire la biométrie dans les bibliothèques. En effet, grâce à un nouveau système d'identification sur base des veines des paumes de la main. Ce système mis en place par Fujitsi sera opérationnel dans une bibliothèque de la ville de Naka en octobre 2006; les lecteurs pourront s'y inscrire en enregistrant la paume de leur main, il leur suffira dès lors de passer leur paume sur les ouvrages pour les emprunter. Si en Belgique, on se bat encore avec des formulaires d'inscription, des fiches et catalogues papiers, les solutions biométriques en usage dans les bibliothèques sont déjà envisagées... A suivre

09.05.2006

Centre d'excellence européen sur la biométrie

Unisys a ouvert dans sa filiale bruxelloise un European Center of Excellence pour la technologie biométrique. Ce nouveau centre est un établissement interactif conçu pour exposer des solutions avancées de gestion d’identité, offrant l’occasion aux entreprises et gouvernements européens de voir et de tester les avantages de la biométrie. La Belgique devient ainsi la plaque tournante et la base à partir de laquelle Unisys entend faire rayonner sa propre expertise en biométrie.

Petite définition de la biométrie

La biométrie est le moyen d'identifier une personne sur base de caractères personnels reconnaissables, vérifiables et incontournables. Elle permet par des procédés morphologiques, mesurant différentes caractéristiques individuelles comme la géométrie des yeux, de la bouche et du nez, de faire correspondre une photo datant de plusieures dizaines d'années avec la photo actuelle d'un individu.